Bouygues : améliorer les chances de réussite d’un projet d’urbanisme en nous connectant aux habitants actuels

La demande

Bouygues Immobilier a conçu un programme ambitieux à Charenton, notamment autour de la notion de communs, et souhaite mieux s’articuler avec Grand Paris Aménagement et la Mairie et mieux se connecter au territoire. La demande initiale est double : un diagnostic territorial côté livrable « tangible » et un sursaut de coopération entre les 3 institutions côté « livrable intangible ».

l’esprit de notre proposition

Nous proposons l’approche en résidence de codesign, de manière à ancrer notre travail au plus près des habitants du quartier adjacent à celui qui verra le jour (au dessus de rails de train, donc inhabité). 6 mois de présence en plusieurs séquences d’immersion de plusieurs jours pour rencontrer un maximum d’acteurs : habitants, commerçants, responsables associatifs, employés municipaux, employés.

un aperçu concret du projet

ce qui a vraiment compté

« nous faire venir dans la salle de la Verrière et rencontrer des habitants, ça fait la différence »

« l’authenticité des discussions a eu un fort impact sur notre groupement »

nous appuyer sur les habitants pour renforcer l’alliance

l’avant-après

  • Des arbitrages plus favorables aux habitants. L’exemple le plus frappant pour nous fut celui du choix des filtres à air, plus puissants que prévus, suite à l’intervention d’un membre du groupement auprès de ses services, marquée par le témoignage d’une habitante qui soulignait qu’elle faisait la poussière plusieurs fois par jour tant le quartier était pollué.
  • « C’est exactement ce que j’espérais nous dit un de nos commanditaires » en soulignant l’alliance entre les trois membres du groupement au terme de notre accompagnement.
  • 3 expérimentations lancées : la maison de chantier, la sécurisation de la passerelle, l’art urbain
  • le groupement a créé un espace de dialogue avec les habitants
  • le permis a été obtenu. Nous n’y avons pas directement oeuvré mais la coopération re-ouverte entre les acteurs a contribué.

ce que nous avons aimé vivre

L’évolution de l’alliance, d’une première rencontre à la mairie, très institutionnelle, chacun, en équipe, d’un côté du grand U dans une salle boisée, à la seconde, dans nos locaux, jusqu’à la dernière dans une salle prêtée par la mairie, au coeur même du quartier qui faisait l’objet de nos travaux.

Voir alors des binômes « ville – Bouygues Immo », « GPA Ville » ou GPA – Bouygues Immo » se former autour des habitants que nous invitions dans la rue pour participer à nos ateliers. l’alliance scellée autour de l’habitant.

Voir les urbanistes parlers aux habitants avec autant d’entrain

En terme de méthode, recréer le quartier dans nos locaux, avec le plan marqué au scotch au sol, le bruit de l’autoroute diffusé, les portraits des habitants

Nos punchlines préférées

« La mairie ne nous embête pas avec nos 45 sans-papiers »

« Qui peut acheter un paquet de frites à 5,90 euros à Carrefour ? »

« Y’aura un Ehpad dans le projet pour nos vieux jours ? »

« le projet et sa maquette sont à l’hôtel de villes pour nous c’est hyper loin »